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Agenda - Paru : "L'Arménie à l'épreuve du feu. Forger l'Etat à travers la guerre"
Publié le : 22-03-2017

Agenda - Paru : "L'Arménie à l'épreuve du feu. Forger l'Etat à travers la guerre" - Collectif VAN - www.collectifvan.org - "Le Haut-Karabakh est depuis plus de 25 ans l'objet d'un conflit armé entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Situation étrange que celle de cette enclave à majorité arménienne placée en Azerbaïdjan par les premiers dirigeants soviétiques : véritable bombe à retardement, elle aura lancé la longue série des mouvements nationaux ébranlant l'URSS à la fin des années 1980. (...) Grâce au conflit gelé du Haut-Karabakh, Moscou reste l'arbitre de la rivalité entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan et, plus largement, maîtresse du jeu au Caucase du sud." Préfacé par Gérard Chaliand et publié par les Éditions Karthala, cet ouvrage capital est signé Taline Papazian, docteure en science politique et chargée de cours à Sciences Po Paris. Le présent ouvrage constitue sa thèse de doctorat en science politique, brillamment soutenue le 25 janvier 2011 à l’IEP de Paris.






Photos : Antoine Agoudjian. Maquette : Séta Papazian





Publié 17 octobre 2016


L'Arménie à l'épreuve du feu. Forger l'Etat à travers la guerre
Par Taline Papazian
Préface de Gérard Chaliand


26€ - Karthala

Le Haut-Karabakh est depuis plus de 25 ans l'objet d'un conflit armé entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Situation étrange que celle de cette enclave à majorité arménienne placée en Azerbaïdjan par les premiers dirigeants soviétiques : véritable bombe à retardement, elle aura lancé la longue série des mouvements nationaux ébranlant l'URSS à la fin des années 1980. Mais tandis que l'URSS se décompose, la question du Karabakh explose. Le présent ouvrage démontre comment la guerre fournit contre toute attente des ressorts idéologiques, politiques et militaires favorables à la reconstruction de l'Etat arménien. C'est paradoxalement au moment où le cessez-le-feu s'installe dans la durée, depuis le milieu des années 2000, que la pérennité de l'Etat arménien semble la plus sournoisement menacée. Dans la guerre ouverte comme dans l'absence de paix véritable, l'Arménie est soumise à l'épreuve du feu. Après avoir remporté la première manche, c'est désormais la consolidation de l'Etat dans sa dimension non plus guerrière mais de gouvernance qui sera le gage de son succès. Le conflit du Karabakh et ses rapports intrinsèques avec les aléas de l'Etat arménien s'inscrivent dans l'histoire longue des nationalismes du sud de l'Europe depuis le début du vingtième siècle, à la croisée des intérêts des puissances européenne, américaine, russe et turque. Crise politique régionale aux implications internationales dont le règlement est perpétuellement différé, elle condense les enjeux géopolitiques contemporains de l'ancienne aire soviétique : grâce au conflit gelé du Haut-Karabakh, Moscou reste l'arbitre de la rivalité entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan et, plus largement, maîtresse du jeu au Caucase du sud. Si le Haut-Karabakh se rattache aux conflits ethno-territoriaux légués par l'URSS, sa portée géostratégique est plus large : il est la clé d'un déblocage des relations géopolitiques entre les trois pays du Caucase du sud (Géorgie, Arménie et Azerbaïdjan) et leurs partenaires internationaux : Union Européenne, Etats-Unis, Russie, Turquie et Iran.

Taline Papazian est docteure en science politique et chargée de cours à Sciences Po Paris. Outre l’espace post-soviétique contemporain, ses travaux portent également sur les usages de la violence armée dans les espaces impériaux ottomans et russes.


Table des matières

Préface

Remerciements

Introduction


Première partie : Le conflit du Karabakh : problème national, affaire d’État



1. La question du Haut-Karabakh, d’un syndrôme du nationalisme à la redéfinition politique de la nation

2. Violence physique et souveraineté politique : aux origines d’une filiation

3. Un État arménien indépendant, réponse à la question du Karabakh

L’État, aboutissement du mouvement du Karabakh

Stratégie de gouvernement et topoï nationaux : les ambiguités de l’État arménien

L’« État des Arméniens » (Hayots bédaganoutiun)

Refonder l’État, l’entreprise politique du MNA

Subordonner les questions nationales aux intérêts de l’État

La « normalité », sens contesté de la refondation de l’État

Idéologie et pratique de la « normalisation »

Nation-État, un rapport au cœur de nouveaux clivages idéologiques


Deuxième partie : La guerre et l’État


4. La guerre, épreuve de l’État arménien


Le contrôle des forces armées, enjeu de l’affirmation du nouvel ordre étatique

Les fonctions de l’État : assurer la sécurité à l’intérieur

En vue d’affronter l’hostilité extérieure

Du dire au faire : gagner du temps sur la guerre

Situation d’hostilité et décision de guerre : les difficultés d’une réalité politique

Au-delà des positions de principe, l’irréductibilité de l’ennemi ?

La guerre pour le Haut-Karabakh, épreuve de la souveraineté de l’État arménien

5. Faire la guerre, bâtir l’armée

Espace de la guerre et territoire de l’État

De l'autodéfense des volontaires à la guerre moderne : faire la guerre et construire l’armée

Les bases d’une armée régulière

Les officiers supérieurs de l’armée soviétique : l’expérience d’une tradition militaire d’État dans l’organisation de l’armée nationale

Le combattant volontaire, du défenseur de la liberté au contractuel d’État

Le financement de la contrainte : l’État en quête de ressources

La participation directe de l’État à l’effort de guerre

Effets sur l’État d’une quête de ressources pour la guerre

6. En l’absence de paix, « garder la poudre au sec »

Le renforcement de l’institution militaire, gage de l’État arménien

La guerre, l’armée et l’État

La conscription, problème exemplaire des forces et faiblesses de l’armée nationale

L’Armée, institution fédératrice de la société

La modernisation de l’armée en situation de ni guerre ni paix


Troisième partie : Trajectoire d’un État forgé dans le conflit


7. Contrainte et capital dans l’Arménie en conflit : entre implication et déresponsabilisation


Un capital longtemps au service de la contrainte

Le conflit du Karabakh, facteur du déséquilibre ou prétexte à l’immobilisme ?

8. Guerre et paix : pratiques de pouvoir et institutions républicaines

Le conflit du Karabakh, domaine réservé du pouvoir exécutif

La situation d’exception, révélatrice de la nécessité d’un pouvoir exécutif autonome

Le conflit du Karabakh, objet de lutte pour un monopole politique

Le conflit du Karabakh et la Constitution de la République d’Arménie

9. Des représentations conflictuelles de l’État arménien

Cause ou prétexte de la crise de 1997-1998

Clé de la normalité de l’État : Levon Ter Petrossian ou la conviction du libéralisme

Moteur d’un État-nation : Vazgen Sargsian du père de l’armée au chef de la nation

Sceptre du pouvoir : Robert Kotchorian de l’enclave assiégée à l’État forteresse

Ni sans, ni sens : Serge Sargsian, « le dernier des Mohicans » ?


Conclusion : La forge refroidie, l’État achevé ?

Annexes

Sources et bibliographie




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Source/Lien : Karthala



   
 
   
 
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