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Le Collectif VAN prend la tension de l’Europe avant l’échéance du 3 octobre 2005
Publié le :

COMMUNIQUE DE PRESSE du Collectif VAN – 31 août 2005 - 19:15:00

Le Collectif VAN prend la tension de lÂ’Europe
avant l’échéance du 3 octobre 2005

Piquet hebdomadaire de protestation
chaque vendredi du 2 au 30 septembre 2005
de 19 :15 à 20 :00
sur le Parvis de l’Opéra Bastille à Paris (75011)


LETTRE OUVERTE AUX DIRIGEANTS EUROPEENS


Eté 2005 : chronique d’une capitulation annoncée ?
Les Ministres européens des Affaires étrangères vont valider demain le cadre des négociations d’adhésion de la Turquie dont l’ouverture est prévue le 3 octobre. Des réunions informelles de préparation entre les différentes parties ont eu lieu pendant les vacances de l’Europe.

Pendant la " vacance ", devrait-on dire, car la messe est dite. Hier, le chef de la diplomatie turque Abdullah Gül a martelé, dans une interview au Turkish Daily News, que la conception d'un " partenariat privilégié " avec la Turquie " est " illégitime et immorale ". Et question " immoralité ", M. Gül, donneur de leçons, expert en chantage, manipulation et falsification négationniste connaît le sujet.

Dès le 27 juillet, la Turquie a imposé, avec l’aval de Tony Blair, actuel président européen, un ultime camouflet aux 25 : l’élargissement du protocole de l’Union douanière aux 10 nouveaux pays membres ne vaudra pas reconnaissance de Chypre, membre d’une Union dont la Turquie ne feint même plus de respecter les principes.

Dominique de Villepin a – le 2 août, autant dire dans une autre vie - envisagé l’éventualité d’un report des négociations en cas de non-reconnaissance de Chypre par Ankara. Hier, il a déclaré entendre simplement "préserver l'unité européenne" sur la question turque. La France confirme par ce revirement l’adage suivant lequel « lorsque le chien aboie, il ne mord pas ». Pourtant l’enjeu est de taille : les 1er et 2 septembre, c’est une certaine idée de l’Europe qui pourra s’exprimer pour la dernière fois. Il suffit qu’un seul Ministre des Affaires étrangères oppose son véto pour que les négociations avec une Turquie ultra-nationaliste et anti-démocratique soient ajournées.

Ce qui ne serait plus le cas une fois le processus engagé vu les conditions particulières que Monsieur Recep Tayyip Erdogan aurait obtenues le 17 décembre 2004 à Bruxelles : les négociations avec la Turquie ne pourraient être stoppées que si un tiers des pays membres en fait la demande. Autant dire mission impossible.
Que l’on ne vienne pas nous opposer le recours, dans 5 ou 10 ans, à un pseudo référendum franco-français, qui n’aurait aucun impact sur les décisions de Bruxelles (la preuve en est : à ce jour, quel retentissement politique réel le NON français à la Constitution a-t-il eu ?). Que l’on ne nous endorme pas non plus avec un éventuel report de l’ouverture des négociations de quelques mois : ce ne serait qu’un placebo destiné à redorer, de manière factice, le blason terni d’une Europe prise en flagrant-délit de capitulation.
L’Europe, en restant sourde à ses principes fondateurs, à ses propres résolutions et aux voix de ses citoyens, endosse désormais sa part de responsabilité en bradant l’idée même de Démocratie. Au regard des méthodes de persuasion turques, l’on est même en droit de se demander si elle ne l’a pas tout bonnement vendue : le magazine américain Vanity Fair révèle dans son édition de septembre 2005, que le président de la Chambre des représentants au Congrès américain, Dennis Hastert, aurait perçu 500 000 dollars de la Turquie pour bloquer la résolution du Congrès portant sur la reconnaissance du génocide arménien en l’an 2000. Alors, quid de l’Europe et de nos dirigeants ?

Comment une Commission européenne a-t-elle pu valider le nouveau Code Pénal turc ? Promulgué le 1er juin 2005, ce Code Pénal liberticide punit de 10 ans de prison quiconque affirmerait l’existence d’un génocide arménien ou demanderait le retrait de l’armée turque de Chypre…
L’Europe est en danger, comme le sont en Turquie, les démocrates et les Justes qui réclament courageusement le travail de mémoire indispensable : chaque jour apporte son lot de procès intentés contre des intellectuels bravant les interdits. Le journal suisse Schweizer Fernsehen DRS révèle aujourd’hui que l’écrivain turc Orhan Pamuk doit comparaître devant la justice en décembre, à la demande du ministère public, et qu’il risque de 6 mois à 3 ans de prison pour avoir déclaré dans une interview qu’ « en Turquie 30 000 Kurdes et un million d'Arméniens ont été tués ».

La Turquie actuelle perpétue le génocide des Arméniens de 1915 en pratiquant un négationnisme d’Etat, financé entre autres par les impôts que nous, citoyens européens, descendants des rescapés du génocide, payons dans nos pays respectifs, où, rappelons-le, aucune Loi ne protège la mémoire arménienne des thèses falsificatrices turques. L’urgence est là : avec le danger que représente l’intégration dans les années qui viennent d’un Etat fascisant et révisionniste dans l’Union européenne, celle-ci se doit de protéger ses citoyens et de faire promulguer dans tous les Etats membres, la reconnaissance officielle du génocide arménien ainsi que la pénalisation de sa négation.


Séta Papazian, Présidente du Collectif VAN
(Vigilance Arménienne contre le Négationnisme)

Boîte vocale : 08 70 72 33 46
contact@collectifvan.org

Collectif VAN
BP 20083
92133 Issy-les-Moulineaux Cedex
France


   
 
   
 
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