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Cinq ans après la loi sur le génocide arménien où en est-on de la protection des citoyens ?
Publié le :

COMMUNIQUE DE PRESSE du Collectif VAN
Paris, 1er janvier 2006 - 19:15:00

Cinq ans après la loi sur le génocide arménien
où en est-on de la protection des citoyens ?
Il appartient au Parlement de défendre les citoyens
contre le racisme, l’antisémitisme et le négationnisme.



Le vendredi 9 décembre 2005, Jean-Marie Le Pen appelait à l’abrogation de la loi Gayssot, soulignant que ce serait «une bonne nouvelle pour les historiens et tous les esprits libres»…

Le lundi 12 décembre, dix-neuf historiens de premier plan lançaient une pétition pour l'abrogation de plusieurs lois, parmi lesquelles cette même loi du 13 juillet 1990 (dite Gayssot) tendant à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe, ainsi que celle du 29 janvier 2001 relative à la reconnaissance du génocide arménien de 1915. Cherchez l’erreur. Depuis les pétitions et contre-pétitions se suivent, mais le ver est dans le fruit.

Car en pensant protéger la Liberté pour l’histoire, des intellectuels respectés ont ouvert une boîte de Pandore où se sont engouffrés sans tarder tous les négationnistes qui, à l’instar d’un Jean-Marie Le Pen ou d’un Bruno Gollnisch, réclament l’impunité pour leurs écrits et déclarations racistes.

L’historien Emmanuel Leroy-Ladurie, interviewé récemment par le journal turc Zaman, a déjà fait les frais de cette politique de récupération et ses excuses à la Communauté arménienne* ne peuvent, hélas, l’absoudre des propos tenus.

La polémique qui secoue la France depuis 1 mois, aura au moins eu le mérite de souligner que, si le Parlement n’a pas à écrire l’histoire**, il lui appartient par contre de protéger ses citoyens par des lois. Des lois qui, en l’occurrence, se basent sur des travaux d’historiens.

Est-il besoin de rappeler que la Shoah et le Génocide arménien sont les cibles incessantes des antisémites, des néo-nazis ou de la propagande négationniste internationale de l’Etat turc ?

Est-il besoin de rappeler que la loi du 29 janvier 2001, votée à l’unanimité et par laquelle « la France reconnaît publiquement le génocide arménien de 1915 », rappelle – bien timidement, puisque ni l’auteur du crime ni le lieu n’y sont mentionnés - qu’il y a dans ce beau pays de France, des femmes et des hommes qui souffrent chaque jour, en 2005, du déni et du mépris de leur mémoire bafouée et qui se sentent en danger, au vu des échéances européennes ?

En effet, la Turquie, présumée s’arrimer à l’Europe en 2015 à l’occasion du centième anniversaire d’un génocide nié et impuni à ce jour, pèsera alors de tout son poids dans la politique et la législation de l’Union européenne.

Cette loi de 2001, par complaisance envers le gouvernement d’Ankara, n’a pas eu, jusqu’à présent, de volet pénal permettant la poursuite des négationnistes qui sévissent à tous les niveaux d’information et tissent une savante toile de désinformation et d’incitation à la haine raciale. Et d’ailleurs, hasard ou coïncidence, les agressions arménophobes progressent dangereusement dans l’hexagone.

Alors, l’urgence est là, plus que jamais : en ce 5ème anniversaire de la promulgation de cette loi, il appartient à nos députés, représentants de la nation française, non pas d’abroger une loi imparfaite, mais au contraire de la compléter pour qu’elle puisse assurer son rôle de prévention et empêcher la répétition de la barbarie. Car la négation d’un génocide est la phase ultime de ce génocide.

Pour cause d’article à amender, il serait insensé de jeter avec l’eau du bain toutes les lois qui protègent les citoyens de la République et les mettent à l’abri du racisme, de la discrimination et de la xénophobie.

C’est pourquoi, en tant que citoyens français issus de minorités, nous nous alarmons de toutes les manœuvres irresponsables qui pourraient laisser le champ libre à « la bête immonde ».


Séta Papazian, Présidente du Collectif VAN
(Vigilance Arménienne contre le Négationnisme)

Boîte vocale : 08 70 72 33 46
contact@collectifvan.org

Collectif VAN
BP 20083
92133 Issy-les-Moulineaux Cedex
France
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*
1915 Incidents Cannot Be Called Genocide - By Suleyman Kurt, Paris Published : Sunday, December 25, 2005 zaman.com


**Rappelons néanmoins l’article 34 de la Constitution française qui stipule que « La loi détermine les principes fondamentaux de l'enseignement » …



   
 
   
 
  Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
BP 20083, 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Boîte vocale : +33 1 77 62 70 77 - Email: contact@collectifvan.org
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