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Lettre ouverte aux ministres des Affaires étrangères européens
Publié le :

COMMUNIQUE DE PRESSE du Collectif VAN
13 juillet 2005 - 19:15:00


Avez-vous besoin d'un « Sonotone »
pour entendre la voix des citoyens ?



Le 18 juillet 2005, les ministres européens des Affaires étrangères vont valider le cadre des négociations d’adhésion de la Turquie qui s’ouvriront le 3 octobre prochain.

Jusqu’à présent, la classe politique a fait preuve d’une préoccupante surdité face à l’inquiétude légitime des opinions publiques qui s’est exprimée avec force en France et aux Pays-Bas, lors du référendum sur le Traité constitutionnel.

Pour inciter « nos hommes politiques » à accomplir leur mandat en restant à l’écoute des peuples, le Collectif VAN (Vigilance Arménienne contre le Négationnisme) leur fait donc parvenir ce « Sonotone » virtuel.

Virtuel, ce « Sonotone », comme est devenue virtuelle l’Europe des Droits de l’Homme.

Car, messieurs les politiques, quelle est donc cette Europe que vous nous préparez ?
Une Europe de la haine, de l’intolérance, du négationnisme, du chantage et de l’ultranationalisme dominant.
Une Europe qui signe un blanc-seing à une Turquie occupant militairement depuis plus de 30 ans un des nouveaux Etats membres de l’Union européenne.
Cette Turquie à laquelle vous entrouvrez la porte, a récemment promulgué un Code Pénal liberticide, punissant de 10 ans de prison quiconque affirmerait l’existence d’un génocide arménien. Cette Turquie pratique au plus haut niveau un négationnisme d’Etat, corollaire hideux de tous les génocides, diffusé sur son territoire national et de par le monde, grâce aux subsides de l’Union européenne. Grâce à vos impôts. Grâce aussi aux impôts que nous, descendants des rescapés du génocide arménien de 1915, payons en France et partout en Europe.

La Turquie d’aujourd’hui tente encore et toujours d’étouffer les voix des Justes qui, en son sein, réclament courageusement ce travail de mémoire indispensable à la paix et à la réconciliation entre les peuples.

Et c’est donc avec cette Turquie-là, forte de son impunité, ignorante et méprisante des valeurs européennes, que vous vous proposez d’entamer des négociations d’adhésion ?
Le Parlement européen, élu par les peuples des Etats membres, avait adopté en 1987, une résolution invitant, dans son article 13, « les Etats membres de la Communauté à instituer une journée commémorant les Génocides et les crimes contre l’humanité commis au XXe siècle, et en particulier ceux dont ont été victimes les Arméniens et les Juifs » et affirmant dans son article 4, « que le refus de l’actuel gouvernement turc de reconnaître le génocide commis autrefois contre le peuple arménien par le gouvernement « jeunes Turcs », le maintien des troupes turques d’occupation à Chypre ainsi que la négation du fait kurde, constituent des obstacles incontournables à l’examen d’une éventuelle adhésion de la Turquie à la Communauté » [1].
Que sont devenues, près de 20 ans après, ces questions diplomatiquement « évacuées » ?

Elles sont toujours comme autant de taches sur le front de la Turquie « moderne ». Mais désormais, l’Europe, en restant sourde à ses principes fondateurs et à ses propres déclarations, endosse également sa part de responsabilité.

Nous rappellerons ici la position de Philippe Douste-Blazy, notre nouveau ministre des Affaires étrangères français, interviewé par les Nouvelles d’Arménie Magazine dans le N°49, et qui y déclarait à l’époque :
« Pour rejoindre l’Union, la Turquie devra reconnaître le génocide arménien. L’Europe travaille à la paix et à la stabilité du continent. Rien ne serait pire pour elle que de se construire sur l’oubli des morts du passé. L’Europe ne peut pas effacer son histoire ; elle doit parler des massacres en les nommant, c’est à dire en les qualifiant de leur vrai nom : génocide. Le génocide arménien est une douleur vive qui ne s’éteindra pas.
Les 400 000 Français d’origine arménienne doivent pouvoir compter sur l’Union européenne et notamment le Parlement pour défendre leur mémoire. Si la Turquie doit un jour rejoindre l’Union, alors elle devra reconnaître le génocide arménien de 1915. Cette condition a été posée par le Parlement européen en 1987 » [2].

Le 18 juillet, les ministres des Affaires étrangères des Etats membres ont l’opportunité de recadrer le consensus honteux dans lequel l’Europe s’enlise en bradant ses idéaux de justice et d’humanité.

Demain il sera trop tard : le compte-à-rebours pour dénoncer l’innommable et le condamner a déjà commencé.



Séta Papazian, Présidente du Collectif VAN
(Vigilance Arménienne contre le Négationnisme)

Boîte vocale : 08 70 72 33 46
contact@collectifvan.org

Collectif VAN
BP 20083
92133 Issy-les-Moulineaux Cedex
France

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[1] http://www.cdca.asso.fr/cdcaeurope/cdcaeurope-resolution_18_juin_1987.htm
[2] http://www.armenews.com/Numero49/PV49.html



   
 
   
 
  Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
BP 20083, 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Boîte vocale : +33 1 77 62 70 77 - Email: contact@collectifvan.org
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